la neige des mots

Berlin calling 3 juin 2009

Classé dans : Digressions — Neige @ 3:00
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berlin-calling

Un film génial découvert lors d’une projection très privée de Magda sur le mur blanc de son appartement berlinois !

Je reviens d’un séjour entre Berlin et Hambourg, deux villes que j’aime depuis tant d’années, et je n’ai qu’une envie, repartir.

Comme chante l’autre, Berlin m’appelle…

Hum. Que faire.

“Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ; Pars, s’il le faut” dixit ce vieux Charles…

 

Istanbul 7 avril 2009

Classé dans : Mes yeux mes oreilles — Neige @ 9:48
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la citerne basilique

Je suis devant l’ordi et j’aimerais écrire.  Je laisse aller mes pensées. J’ai du mal, je cherche mes mots, je rature. Trois semaines que je suis rentrée et j’y arrive pas. Je voudrais l’évoquer sans jamais la nommer. Écrire la ville, y inscrire quelque chose de ma vie. Un texte un peu mystique, peut-être.  Mystérieux, envoutant, rythmé. Pas descriptif en tout cas, pas un poème à images de cartes postales. Ce serait un texte plein de rêverie, lumineux et émouvant. Une mosaïque de mots. J’évoquerais une ville moderne et indisciplinée. Je dessinerais des minarets ciselés dans le ciel et un bazar coloré débordant de bijoux. Ça sentirait la pomme et les épices. Je vous ferais écouter l’étrange chant du muezzin.  Celui qui vous tire de votre sommeil, un peu angoissant. Ou alors celui de la tombée de la nuit,  qu’on entend du ferry en partant de la rive asiatique. Je vous ferais goûter des loukoums à la rose et du miel avec ses alvéoles. Je n’oublierais pas de vous surprendre avec la pluie et la brume sur le Bosphore. Vous fumeriez un narguilé, vous boiriez un verre de vin démesuré en regardant passer le tram rouge qui remonte Istiklâl. Je vous ferais prendre un taksi en sortant d’un bar branché. Il essaierait de vous arnaquer gentiment, mais vous amènerait à la Tour de Galata. Vous auriez le souffle court et vous seriez juste heureux.

Mon texte ne serait évidemment pas mièvre et je m’abstiendrais d’utiliser le mot féérique.

 

Memento Mori 25 janvier 2009

Classé dans : vanités — Neige @ 11:09
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Guido Mocafico

Guido Mocafico, Le cabinet de l’astronome, photographie, 2007.

“Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
Le monde, monotone et petit, aujourd’hui
Hier, demain, toujours nous fait voir notre image :
Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !
Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;
Pars, s’il le faut. L’un court, et l’autre se tapit
Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
Le Temps !”

Extrait du poème de Charles Baudelaire « Le voyage » dans Les Fleurs du mal, 1861.

 

Vanités Namibiennes 7 octobre 2008

Classé dans : vanités — Neige @ 10:01
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vanitas vanitatum omnia vanitas (vanité des vanités, tout est vanité)


Photos que j’ai prises à Pomona, une ville fantôme de la « Sperrgebiet » envahie par le sable depuis son    abandon par les chercheurs de diamants.

 

Persistance rétinienne 30 août 2008

Classé dans : Parenthèses poétiques — Neige @ 12:44
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Me voici donc de retour de vacances ! Un séjour merveilleux en Namibie, avec une incursion au Botswana et à Johannesburg. Comme une impression rétinienne après avoir regardé le soleil, il me reste des images, des couleurs, des sensations, des émotions… Aussi un voyage en groupe qui apprend beaucoup sur les autres et sur soi-même, ses capacités et ses limites… Merci aux Antipodistes, avec lesquels j’ai été heureuse de vivre ces moments intenses.

Je suis là

le souffle court en bas du canyon devant la pierre striée par les époques

au-dessus de nous les aigles et le ciel d’un bleu inconnu

sur la roche l’aloé véra se détache blanc j’inspire profondément


Je suis là

sur cette route sans fin toute droite vers l’ailleurs

sur cette piste rouge du sable dans les yeux

traversant le pays au son des langues à clics


Je suis là

riant les yeux réchauffés par le vin et le feu du braae

le ciel étoilé m’entourant lui qui me montre la Croix du Sud

sous la tente frissonnante au royaume des animaux


Je suis là

en haut de cette dune rouge face au soleil couchant qui enveloppe de mauve et de vert

plissant les yeux pour regarder les silhouettes courbées des marcheurs sur la ligne de la dune

fascinée par l’ombre des arbres desséchés sur le pan blanc ce bois noueux ce vermillon


Je suis là

scrutant l’immensité

la peur du fond des âges au creux du ventre

je ne vois pas d’animaux je les entends


Je suis là

glissant sur le paisible Okavango nos yeux pétillent

dans les papyrus scintille le crocodile un joyeux effroi nous saisit

nous sommes heureux tellement ensemble dans ce moment


Je suis là

partageant la bière avec cet homme qui me parle en zoulou

devant les pierres seules armes des adolescents morts ici

dans Soweto la gorge serrée nous allons graves


Je suis là

si vivante si petite si remuée

je ressens je me remplis les yeux l’âme

Et comme une urgence : se pénétrer de cet instant.


 

Les Antipodistes 1 août 2008

Classé dans : Digressions — Neige @ 12:24
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“Je me demande, reprit-elle bientôt, si je vais traverser la terre de part en part ! Comme ce serait drôle de ressortir parmi ces gens qui marchent la tête en bas ! Les Antipodistes, je crois.”

Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.

Les Antipodistes, c’est ainsi que s’est baptisé notre groupe : sept joyeux lurons qui partent en Namibie et au Botswana au mois d’août.

Sacs de couchage de compétition, médocs, tente, bouquins, pastilles pour l’eau, chaussures de rando et sandalettes de nymphette, crème solaire, anti-moustiques, musique, bombe anti-crevaison, lampe de poche frontale, petit sac à dos, grand sac à dos, adresses pour envoyer les cartes postales… Ouf, je crois qu’on a tout.

Notre voyage sera-t-il aussi fou que celui d’Alice ? Quelles aventures nous attendent ? Allons-nous revenir tout à fait identiques ? Quelles rencontres feront-nous ?

Bonnes vacances!