
Sun a vraiment besoin d’argent pour aller rejoindre sa copine au Canada, mais il refuse de continuer à se joindre à la pègre locale. Il triche à un concours de cuisine et se fait embaucher dans un restaurant réputé, où il provoque catastrophe sur catastrophe. Il se rapproche de la fille du chef, l’excentrique voire hystérique Au Ka-Wai. Lorsque le restaurant se retrouve menacé par un maître cuisinier qui lui lance le défi de remporter le festin impérial, Sun va tout faire pour que son restaurant triomphe.
Le film pourrait être un banal film comique à l’humour bien chinois, si il ne tournait pas autour de la gastronomie et si le burlesque n’était pas poussé à son comble (par exemple le ballet avec le poisson géant dans le restaurant et la succession de gaffes pendant la rencontre des mafieux). L’intrigue principale du film est le duel culinaire que se livrent les candidats à la préparation du festin impérial, le mythique festin aux 103 plats. Les préparations culinaires sont chorégraphiées et filmées comme du kung-fu, l’oignon se coupe au sabre, les nouilles volent au-dessus des woks, les recettes sont dingues (patte d’ours dans sa glace, trompe d’éléphant au miel) et présentées avec raffinement.
Les cuisiniers sont interprétés par des artistes martiaux, et le film intègre l’art martial dans la plus pure tradition du « film de sabre chinois » (ou wu xia pian) : le défi entre deux écoles différentes, le combat entre le bien et le mal, entre le désir et le devoir, la rédemption et le retour du héros déchu, son entraînement pour recouvrer sa force et le combat final. Le tout enrobé d’une dose d’humour énorme.
A noter qu’il existe vraiment en Chine un concours de cuisine qui oppose tous les cinq ans pendant plusieurs jours les meilleures toques chinoises, avec les recettes et les présentations les plus sophistiquées qui soient.
Ah oué. Ben why not. Je vais pas avoir le temps, vu que… Berlin m’attend, mais bon. Tiens, je vais aller me taper un riz cantonais.