la neige des mots

Et revoilà Noël ! 22 décembre 2011

Filed under: Digressions — Neige @ 1:43

Mark Ryden

Revoilà donc les fêtes de fin d’année et leur cortège de repas démesurés, gueules de bois, bûches indigestes, imbroglios familiaux, jouets sexistes pour enfants, bêtisiers à la tv, bilans simplificateurs et autres tops des événements marquants et des personnalités de l’année…

Vous l’aurez deviné, je ne suis pas une grande fan de cette période…

Peut-être parce que la révélation de cet énorme mensonge collectif qu’est le Père Noël m’est toujours resté en travers… Peut-être parce que faire semblant de kiffer le moindre de ses tontons beaufs n’est pas trop mon truc… Peut-être parce que ça va flinguer mon régime… Peut-être parce que ça me fatigue à l’avance… Peut-être parce que j’en ai marre que chaque année yen ai un qui trouve moyen de m’offrir des serviettes de bain, je vous dis pas combien j’en ai dans mon placard…  Peut-être parce que les arbres morts décorés, ça me parle pas trop… Peut-être juste parce que je suis parfois grincheuse…

Bon, allez, je vous souhaite quand même de belles fêtes de fin d’année !

 

Vanités de porcelaine 21 octobre 2011

Filed under: Mes yeux mes oreilles,vanités — Neige @ 1:59
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Myriam Mechita

Exposition My name is nobody, Sèvres – Cité de la céramique, 19 octobre 2011 – 2 janvier 2012. Commissariat : Jean-Roch Bouiller, conservateur des collections contemporaines. 
 
Exposition L’infini en plus, galerie parisienne de la Cité, 19 octobre – 20 novembre 2011.

 

Détail sur L’île au trésor, Myriam Méchita, porcelaine de Sèvres, 2011

L’Infini en plus, Myriam Mechita, 2010. Porcelaine de Sèvres, © Gérard Jonca / Sèvres – Cité de la céramique.

 

Morse 23 juin 2011

Filed under: Mes yeux mes oreilles — Neige @ 12:38
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Oskar, 12 ans, est le souffre-douleur de ses camarades de classe et n’a pas d’amis. Lorsque la jeune Eli s’installe sur son palier, il se prend d’amitié pour cette fille étrange qui ne sort que la nuit, en chemise et pieds nus dans la neige. A travers les parois de leurs chambres, ils communiquent en morse, et au fil des rendez-vous nocturnes, apprennent à se connaître. L’arrivée d’Eli dans cette banlieue suédoise coïncide avec des meurtres sauvages et des disparitions mystérieuses, et Oskar finit par comprendre qu’elle est un vampire…

Fans de films de vampires, ce film est pour vous, mais pas seulement ! Allergiques à « Twilight » et autres films de vampires au romantisme exacerbé, ce film est également pour vous ! En effet, si beaucoup d’éléments de la tradition sont là (morsures, chats épouvantés, crainte du soleil, force surhumaine, n’entrer que lorsqu’on y est invité), « Morse » transcende brillamment le film de genre, car au-delà d’une histoire originale de vampire, il s’agit surtout d’un très beau film sur la préadolescence et l’amour entre ces deux êtres marginaux. Le baiser ensanglanté entre les enfants, la courte vision du sexe étrange d’Eli, le sang sur  la neige, semblent être une métaphore de la perte de la virginité à venir.  La cruauté et les pulsions de mort des enfants sont glaçantes. Le mystère du film est entretenu par l’ambiance des rues enneigées, des tunnels dans la nuit, des trous dans la glace des rivières, mais aussi par les suggestions non élucidées, ainsi, le père d’Eli est peut-être plutôt son protecteur, le père d’Oskar a peut-être refait sa vie avec un homme…

Pas de scène vraiment spectaculaire d’épouvante, mais une violence sourde, rentrée, une atmosphère lourde et feutrée, accentuée par la neige omniprésente, et des personnages dérangeants et ambigus. Le réalisateur ne se refuse  pas quelques scènes grotesques, comme les échecs répétés du protecteur à récolter du sang pour Eli, l’attaque des chats ou encore l’enflammement d’un vampire à la lumière du soleil.

Glacé, étrange, poétique, magnifiquement filmé, « Morse » a été récompensé de nombreux prix, dont le grand prix et le prix de la critique du festival du film fantastique de Gérardmer.

« Morse », film de Tomas Alfredson (“Lat den rätte komma in”, Suède, 2008). Scénario : John Ajvide Lindqvist, d’après son roman. Avec Kare Hedebrant : Oskar. Lina Leandersson : Eli.

 

Une chanson conne 20 avril 2011

Filed under: Digressions — Neige @ 7:34
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Salvador Dali, la persistance de la mémoire, 1931.

Cette chanson conne…
J’avais mis la radio sur mon ordi
Je faisais du rangement
Factures, tickets, papelards, flyers
Et tout à coup cette chanson…
Qui me ramène des années en arrière
Moments qui se télescopent – ricochet d’un souvenir
Je reste hébétée que ça ressurgisse ainsi
Cette chanson conne
Je ne l’avais plus entendue
Je m’étais efforcée de ne plus l’entendre
Et là le nez dans mes petits tas de papiers stupides
Elle me chope le cœur au moment où je m’y attends le moins
J’ai une facture EDF à la main et je pleure
Je nous revois chantant ensemble à tue-tête
Cette chanson conne
Que son auteur préfèrerait sans doute oublier
Les paroles n’ont aucun sens la musique est naze
C’est cette chanson-là qui nous faisait tant rire
Et c’est ton rire sonore qui résonne du fond de ma mémoire
Qui couvre la chanson et me rappelle
Comme on était bien quand on riait à n’en plus pouvoir respirer
A en avoir mal à la mâchoire les yeux humides
Me rappelle que tu as disparu sans raison comme c’est con
Tu as juste arrêté de me parler comme ça arrêté de te marrer avec moi
J’ai jamais vraiment compris pourquoi
C’est déjà loin mais elle me fait un pincement dans le bide
Cette chanson à la con…

 

Vanité aux livres 20 janvier 2011

Filed under: vanités — Neige @ 12:02
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Vanité aux livres, Paul Magendie.

 

Parce qu’on est trop dans la vie.
Ou parce que quelque chose en nous s’est éteint.

Parce qu’on en a tant à raconter.
Ou parce que tout a déjà été si bien écrit.

Parce que ça semble si difficile.
Ou parce qu’on craint la facilité.

Parce qu’on ne sait plus.
Ou parce qu’on ne sait que trop.

Parce qu’on a changé.
Ou parce qu’il n’y a rien de neuf.

Parce qu’un silence a tout étouffé.
Ou parce qu’on en a déjà trop dit.

Parce qu’on a peur.
Ou parce qu’on a vaincu.

Parce qu’on se cache.
Ou parce qu’on a été mis à nu.

Parce que l’essentiel nous échappe.
Ou parce que l’essentiel est ailleurs.

Il y a trop de raisons de ne pas écrire.

 

Les fêlés 22 janvier 2010

Filed under: vanités — Neige @ 4:23
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“Heureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière”

Michel Audiard

Vincent Van Gogh, Crâne, 1887

 

Carte de voeux 31 décembre 2009

Filed under: Digressions — Neige @ 3:52
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Mark Riden, Princess Sputnik, 1998.

 

Pavot et Mémoire 27 novembre 2009

Filed under: Parenthèses poétiques — Neige @ 6:41
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Anselm Kiefer, “Mohn und Gedächtnis” (Pavot et Mémoire), 1989.

Hamburger Bahnhof, Berlin.


L’automne me mange sa feuille dans la main : nous sommes amis.
Nous délivrons le temps de la coquille des noix et lui apprenons à marcher : le temps retourne dans la coquille.

Dans le miroir c’est dimanche,
dans le rêve on est endormi,
la bouche parle sans mentir.

Mon œil descend vers le sexe de l’aimée :
nous nous regardons,
nous nous disons de l’obscur,
nous nous aimons comme pavot et mémoire,
nous dormons comme un vin dans les coquillages,
comme la mer dans le rai de sang jailli de la lune.

Nous sommes enlacés dans la fenêtre, ils nous regardent depuis la rue :
il est temps que l’on sache !
Il est temps que la pierre se résolve enfin à fleurir,
qu’à l’incessante absence de repos batte un cœur.
Il est temps que le temps advienne.

Il est temps.

 

Paul Celan, Corona, du recueil “Pavot et Mémoire”.



Un article sur la magnifique exposition d’Anselm Kiefer au Grand Palais en 2007

 

Et pendant ce temps là… 19 novembre 2009

Filed under: Digressions — Neige @ 3:48

En ce moment en France :

Un débat sur l’identité nationale est lancé ; des milliers de personnes rassemblées pour ramasser des billets à la tour Eiffel se sont battues après l’annulation de l’événement ; Dany Boon devient chevalier de la légion d’honneur ; le fils de Sarkozy porte désormais des lunettes ; c’est mal barré pour un accord sur le climat ; personne ne veut être malade, personne ne veut se faire vacciner ; l’homme est un loup pour l’homme et ça ne s’arrange pas…

Et pendant ce temps là…

J’entame les démarches pour obtenir la double nationalité franco-espagnole et je vis en Allemagne ; c’est la dèche comme jamais mais je suis heureuse comme jamais ; je n’ai toujours pas l’intention de voir “Les chtis” mais j’ai revu les “Ailes du désir” de Wim Wenders ; je n’ai ni lunettes ni boulot ; la semaine dernière on a eu notre première tombée de neige à Berlin ; je me sens invulnérable et pourtant toute petite en traversant la Karl-Marx-Allee ; je lis “Le loup des steppes” de Hermann Hesse et c’est magnifique…

 

Vanité vaniteuse 31 octobre 2009

Filed under: vanités — Neige @ 4:34
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Polke, Skull

Sigmar Polke/Achim Duchow, Skull, 1974 (collection privée).

Exposition à la Kunsthalle de Hambourg “Polke: Wir kleinbürger! Zeitgenossen und Zeitgenossinen”

13 mars 2009-17 janvier 2010

 

 
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